Toyota Gazoo Racing a dominé de la tête et des épaules cette 88e édition des 24 Heures du Mans pour aller chercher une troisième victoire consécutive. Sébastien Buemi et Kazuki Nakajima s’imposent pour la troisième fois également, épaulés par Brendon Hartley qui décroche quant à lui un deuxième succès après celui avec Porsche en 2017.

Une victoire exceptionnelle ce dimanche 20 septembre 2020 de part le contexte sanitaire lié à la pandémie de Covid-19, le tout devant des tribunes vides.

La course n’a pas débuté de la meilleure manière pour l’équipage de la Toyota #8 qui a perdu du temps dès la première heure à cause d’une crevaison à l’arrière gauche. Dès lors, la voiture sœur #7 s’est installée en tête jusqu’à la tombée de la nuit. Peu avant 3h du matin, la Toyota #7 rentre dans son garage. Les mécaniciens doivent changer un turbo ; près de 30 minutes sont laissées dans l’opération.

A partir de la 13e heure, Buemi, Nakajima et Hartley se sont relayés à bord de la Toyota #8 sans faillir et sans relâcher la pression. C’est le pilote nippon qui franchit la ligne d’arrivée au terme de 366 boucles de 13,626 kilomètres.

Ce troisième succès dans la Sarthe a une saveur toute particulière pour Toyota qui va pouvoir conserver le mythique Trophée des 24 Heures, considéré comme le Saint Graal !

Avec ce succès, le deuxième de la saison, l’équipage de la #8 prend les commandes du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA.

Norman Nato, Bruno Senna et Gustavo Menezes terminent deuxièmes avec la Rebellion R13 #1, c’est tout simplement le meilleur résultat de Rebellion Racing au classement général de la classique mancelle. Mike Conway, Kamui Kobayashi et José Maria Lopez nourriront incontestablement des regrets, eux qui s’étaient élancés en pole position. Romain Dumas, Louis Delétraz et Nathanaël Berthon terminent au pied du podium. L’équipage de la R13 #3 aura pourtant occupé la troisième place du classement général durant plusieurs heures.

United Autosports confirme sa domination cette saison en remportant sa toute première victoire au Mans. L’Oreca 07 de Filipe Albuquerque, Phil Hanson et Paul di Resta l’emporte au terme de 370 tours. Cerise sur le gâteau JOTA termine deuxième mais c’est bien la troisième place qui est la plus enthousiasmante pour nous français, avec Julien Canal, Matthieu Vaxivière et Nico Jamin qui grimpent sur la troisième marche avec les couleurs du Panis Racing.

Trois constructeurs au départ mais seulement deux se sont livrés bataille durant cette édition des 24 Heures du Mans. Aston Martin Racing et Ferrari ont animé la course du début jusqu’à la fin (ou presque), alors que Porsche a été en retrait dès le départ. Les Porsche 911 RSR n’ont jamais réussi à suivre le rythme affiché par leurs adversaires.

Le constructeur britannique remporte les 24 Heures du Mans dans la catégorie LMGTE Pro face à Ferrari grâce à Alex Lynn, Maxime Martin et Harry Tincknell. Le podium est complété par l’équipage de la Ferrari #51/AF Corse et celui de l’Aston Martin #95/AMR.

Grâce à Salih Yoluc, Jonny Adam et Charlie Eastwood, TF Sport remporte la course dans la catégorie LMGTE Am pour sa quatrième participation dans la Sarthe. Grâce à la très bonne entame de course de Charlie Eastwood, l’Aston Martin Vantage #90 s’est avérée être une candidate sérieuse pour la victoire et les trois pilotes ont concrétisé en franchissant la ligne d’arrivée les premiers. 

Une dernière heure de course folle

Tout peut se produire jusque dans le dernier tour et lorsqu’il reste une heure de course, le chemin est encore très loin jusqu’à la ligne d’arrivée. Cette dernière heure a été quelque peu agitée avec, pour commencer, une sortie de piste de Lucas Légeret au volant de la Porsche 911 RSR #99/Dempsey-Proton Racing, au Tertre Rouge.

La dernière heure a également fait des dégâts en LMP2 où Jean-Eric Vergne a subi un problème à l’avant droit qui l’a contraint à tirer tour droit. Il a néanmoins pu repartir et regagner son stand mais le podium s’envole définitivement pour l’équipage de l’Aurus 01 #26/G-Drive Racing.

La voiture de sécurité est intervenue une quatrième fois suite à la sortie de piste de James Allen au volant de l’Oreca 07 #39/SO24-HAS by Graff. Elle s’efface à 23 minutes pour un sprint final qui s’annonce intense, notamment en GT.

Retrouvez le classement complet de la course ICI.