Amaury Sport Organisation (ASO) a dû composer avec le refus du Chili et de la Bolivie pour établir le tracé de l’édition 2019 du Dakar. La 41ème édition qui se tiendra du 6 au 19 janvier 2019 proposera aux concurrents, une boucle avec départ et arrivée à Lima en intégralité au Pérou.

Le retrait des deux pays cités précédemment a contraint l’organisation à revoir sa copie avec une distance parcourue considérablement revue à la baisse avec seulement près de 3000 km au total, contre près de 9000 l’an dernier.

Le tracé de l’édition 2019, qui visite le Pérou sur dix étapes, donnera l’occasion à tous les pilotes de dompter leur nervosité et de travailler leur endurance sur terrain meuble, avec une montée en difficulté susceptible de maintenir le suspense sportif jusque dans les derniers jours. Le parcours majoritairement sablonneux, sur des terrains ouverts fait également appel à toutes les subtilités de navigation imaginables

« Le grand saut a maintenant dix ans ! » a déclaré Etienne Lavigne, directeur du Dakar. « À cette époque, le choc de l’annulation de l’édition 2008 avait laissé place à l’émerveillement et à la découverte. Le coup de cœur s’est avéré réciproque, les fidèles du Dakar à l’ancienne trouvant un nouveau défi sur des territoires inconnus et majestueux, tandis que les pilotes comme le public sud-américains s’épanouissaient dans une relation avec une épreuve qu’ils ont su s’approprier. Dans cette séquence d’histoire, le rallye a aussi nettement progressé en géographie, visitant après l’Argentine et le Chili, le Pérou puis la Bolivie et le Paraguay. »

« Le continent reste en voie d’exploration pour le Dakar, qui se jouera en 2019 sur le format d’une boucle à sensations dessinée avec départ et arrivée à Lima. Les retrouvailles avec les déserts péruviens ont replacé l’année dernière le pilotage et la navigation dans les dunes au cœur du débat sportif, avec cruauté pour quelques-uns et dans la joie subtile d’un challenge exigeant pour la plupart.  En janvier prochain, les pilotes seront confrontés à ces montagnes de sable indomptables selon un ordonnancement différent, privilégiant une montée en difficulté progressive jusqu’à la fin du rallye. Car les connaisseurs le savent, rien n’est acquis avant d’avoir franchi la dernière ligne d’arrivée. »

 

Stéphane Peterhansel : « Le Pérou offre des espaces fantastiques pour le rallye raid. Cela ressemble à s’y méprendre au désert de Mauritanie, que nous traversions lorsque le Dakar était encore en Afrique.»