Premier roulage en meeting et premier ravitaillement en hydrogène à Spa-Francorchamps !

© Jakob Ebrey Photography

Un an après la première démonstration publique, la LMPH2G a retrouvé le circuit de Spa-Francorchamps. Pour la première fois, le prototype électrique-hydrogène a roulé dans le cadre d’une compétition, la Michelin Le Mans Cup.  Nous étions déjà là l’an dernier et on ne peut que souligner les progrès réalisés depuis.

Un système de ravitaillement, une station mobile à hydrogène plus précisément, conçu et développé par Total, suit H24Racing et permet de vraiment optimiser le temps de roulage lors d’essais privés. Ce système se compose de trois principaux organes : un compresseur, deux réservoirs intermédiaires et un dispositif de distribution / connexion au véhicule. Le compresseur fait grimper la pression de l’hydrogène jusqu’à 450 bars en le comprimant, il est ensuite stocké dans les « buffers », les réservoirs intermédiaires, puis injecté dans les réservoirs de la voiture sous une pression de 350 bars (la différence de pression 450 à 350 étant utilisée pour le remplissage).

Si un carburant traditionnel est stocké dans des cuves enterrées dans le sol de la station-service, l’hydrogène qui alimente la station est, lui, livré dans un « cadre » (un ensemble de bouteilles réunies dans une cage) installé en amont du dispositif. Ce samedi, Norman Nato et Olivier Lombard ont pu essayer ce système de ravitaillement, à quatre reprises, sous les yeux du public.

Premier roulage en meeting et premier ravitaillement en hydrogène à Spa-Francorchamps !

© Jakob Ebrey Photography

Avant de pouvoir intégrer le plateau de la Michelin Le Mans Cup, le prototype a réalisé de nombreux examens de sécurité tels que des crash tests pour obtenir la validation sécurité de la FIA.

A l’issue de la journée, le bilan était positif et le programme a été respecté comme nous l’a indiqué Norman Nato. Des progrès significatifs ont été réalisés et la performance n’était pas le but recherché. Les discussions autour d’une nouvelle participation en compétition n’ont pas encore débuté mais la manche de Portimao, fin octobre, pourrait bien voir le retour en piste de la LMPH2G.

Les pessimistes ne sont pas rares, évoquant souvent la dangerosité et la fiabilité. En ce qui concerne la fiabilité, ce ne sont certes que 20 tours (12 et 8) qui ont été parcourus, mais rappelons qu’un seul tour n’avait été bouclé l’an passé et qu’aucun problème n’est venu perturber le programme. En ce qui concerne un quelconque danger, Olivier Lombard nous avait indiqué lors des 24 Heures du Mans, qu’en six ans, il n’y avait « eu aucun problème. Ce sont des idées reçues ».

Les chiffres se font rares et au-delà des chronos effectués vendredi (2:33.149 et 2:33.445), on sait que la vitesse de pointe était d’environ 260 km/h à Spa et que Norman Nato avait déjà atteint les 270 km/h lors d’autres essais.