Paul Petit s’est fait connaitre grâce de très bons résultats réalisés en sport-prototype sur la scène européenne. Le natif de Limoges, dans le

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Paul Petit s’est fait connaitre grâce à de très bons résultats réalisés en sport-prototype sur la scène européenne. Le limousin a débuté en monoplace avant de se tourner vers l’endurance. Il a évolué les deux dernières années en European Le Mans Series dans la catégorie LMP2, chez Graff en 2017 puis chez Racing Engineering la saison passée.

Malgré une victoire au Castellet et une troisième place au championnat en 2018, Paul Petit s’est retrouvé sans baquet cet hiver ; Racing Engineering arrêtant son programme LMP2. Il a finalement rebondi en GT3, en Blancpain GT Series Endurance Cup où il officie au volant de l’Audi R8 LMS #17 du Belgian Audi Club Team WRT, aux côtés de Shae Davies et Alex MacDowall. Nous nous sommes entretenus avec lui lors de la première manche à Monza, le week-end dernier.

Pourquoi avoir choisi le GT ?

« Ce choix a été motivé par l’aspect sportif. Racing Engineering ayant arrêté le LMP2, je me suis retrouvé à chercher un autre volant, » nous a confié Paul Petit. « J’ai eu deux opportunités intéressantes en P2 mais je voulais jouer le titre et les conditions n’étaient pas réunies. J’ai eu ensuite l’opportunité du GT qui est mieux que de rester en P2 où les perspectives sont bouchées. Les constructeurs sont là, il y a de très bons pilotes, et je vais avoir l’occasion de me montrer cette saison. »

« C’est l’une des disciplines où il faut être. Avec autant de voitures, de pilotes, de constructeurs, le Blancpain GT est une voie sérieuse pour faire carrière en sport automobile et plusieurs pilotes l’ont montrée, notamment des jeunes français. »

Paul Petit (WRT) : "faire mes premières armes en faisant les choses biens"

© Daniele Pirovano

La catégorie GT3, une découverte pour le jeune français …

« C’est la première GT3 que je conduis. Avant de venir ici à Monza, je n’ai fait qu’une vingtaine de tours donc c’est encore une découverte pour moi. C’est complètement différent de ce que j’ai connu notamment en ce qui concerne le freinage, l’aéro et le poids. J’ai eu un bon feeling sous la pluie vendredi, la voiture est assez facile à prendre en main mais pour aller vite, il faut trouver le « truc » qui fait la différence. »

Quels sont vos objectifs pour cette saison ?

« L’objectif pour moi est de progresser rapidement afin de me mettre au niveau des meilleurs. Je ne connais pas réellement le niveau à ce stade mais je vois que les écarts sont très serrés. WRT est l’équipe où il faut être pour prétendre jouer aux avant-postes. Ce sont surtout des exigences personnelles puisque je ne sais pas encore où notre équipage se situe. Il va donc falloir attendre deux ou trois courses pour savoir. Je vais essayer de faire mes premières armes en faisant les choses biens. »

Paul Petit (WRT) : "faire mes premières armes en faisant les choses biens"

© Daniele Pirovano

Paul Petit a signé avec l’écurie belge pour une saison mais la volonté de poursuivre après est bien présente.

« J’ai forcément envie de faire dans la continuité après. Tous mes choix sont motivés par le sportif. Je sais que je suis dans une super équipe, une très bonne voiture, que certains pilotes autour de moi sont pilotes d’usine Audi donc tous les ingrédients sont réunis pour apprendre rapidement. »

Intégrer les rangs d’un constructeur à terme est bien sûr l’une de ses ambitions mais il garde la tête sur les épaules.

« Évidemment mais je vais d’abord faire les choses dans l’ordre. Aujourd’hui j’ai tout à apprendre dans cette catégorie. Je m’appuie sur une expérience solide avec des résultats à la clé. C’est un vrai challenge d’arriver en ayant pratiqué le sport auto à haut niveau et d’arriver ici en novice. »

Malheureusement, un accident en qualifications a contraint l’auto à rester l’abandon et Paul Petit n’a ainsi pas pu disputer sa première course.