Nous entrons dans la deuxième phase du déconfinement entrepris par le gouvernement ce mardi 2 juin. Peu à peu, nous retrouvons un semblant de vie normale et on ne va pas bouder notre plaisir de déjeuner ou diner dans un restaurant.

Retourner sur un circuit est en partie possible depuis le 11 mai. Certaines équipes ont déjà retrouvé le chemin des circuits pour des essais. En matière de compétition, en France, il faudra attendre au moins le mois de juillet et ce, à huis clos.

C’est bien le fait que les événements estivaux puissent se tenir à huis clos qui m’interpelle. Il est en effet rare de voir des tribunes pleines en dehors des grands événements internationaux. En partant de ce constat, je me demande pourquoi le public ne pourrait pas assister des courses avant le mois de septembre.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, s’est exprimé le 28 mai dernier. Pour résumer, les parcs d’attraction en zone verte peuvent rouvrir et accueillir du public tandis que les stades et hippodromes doivent attendre la troisième phase, le 22 juin. On a aussi appris ce week-end la levée de la règle du 1 siège sur 2 dans les transports en commun ; le masque demeurant obligatoire.

J’ai personnellement du mal à comprendre les excès de prudence à géométrie variable. Pourquoi serait-il plus dangereux d’assister à une course ou à un match, à l’air libre de surcroît, que de passer deux heures dans un métro, TER ou TGV bondé ?

J’ai en revanche plus de facilité à comprendre la différence de traitement entre les secteurs. Concernant les parcs d’attraction, Philippe de Villiers a beaucoup prêché pour sa paroisse en s’adressant personnellement au Président de la République, Emmanuel Macron. C’est ce qu’on appelle du lobbying.

Le sport semble être le domaine qui n’a trouvé que très peu d’écho auprès du gouvernement. Je ne vous apprendrai rien en vous disant que pour qu’il y ait écho, il faut d’abord un son qui soit émis. C’est là où le bât blesse puisque de nombreux acteurs du sport, notamment du football, qui dénoncent l’inaction de la Ministre Roxana Maracineanu. Rappelons tout de même que la Ministre avait déclaré que « le sport n’était pas une priorité » avant de rétropédaler quelques heures plus tard.

J’espère, un jour, pouvoir dire que les sports mécaniques ne trouvent pas d’écho en France parce que cela voudra au moins dire que des voix fortes s’expriment…