Nicolas Prost : "un vrai choix de revenir courir en France et c’est un vrai plaisir"

© Jérôme Contou / Underground Pictures

Nicolas Prost a connu de très belles heures dans la catégorie reine de l’Endurance avec Rebellion Racing. Il a ensuite disputé les premières saisons de Formule E avant de se retrouver l’année dernière en GT.

Plusieurs programmes attendent le pilote français qui a débuté sa saison sur les circuits le week-end dernier, au Mans. Il pilotait en effet une Ligier JS2 R alignée par Orhès Racing, aux côtés d’Olivier Pernaut et Ronald Basso. L’équipage s’est illustré tout au long du week-end et les trois hommes sont montés sur la deuxième marche du podium à l’issue des 6 heures de course.

« C’est hyper plaisant de rouler en Ligier JS Cup France, je m’amuse, je fais ce que j’ai envie et je ne suis pas frustré. » nous confie Nico Prost. « Si je regarde autour de moi, il y a de très bons pilotes qui ont des programmes bancals ou qui ne roulent plus. Je vois surtout que j’ai vécu pendant plus de 10 ans dans de très bonnes conditions et je ne pense pas que des jeunes de mon âge et de mon niveau retrouveront la même chose. »

Nicolas Prost : "un vrai choix de revenir courir en France et c’est un vrai plaisir"

© Jérôme Contou / Underground Pictures

Sa saison 2020 s’articule autour de son programme en Championnat de France FFSA GT, sur une Alpine A110 GT4 de CMR. Il disputera ainsi sa deuxième saison consécutive sur la scène hexagonale. On devrait également le revoir sur les pistes glacées du e-Trophée Andros l’hiver prochain…

« C’était un vrai choix de revenir courir en France et c’est un vrai plaisir. C’est intéressant pour moi de recentrer ma carrière sur l’Andros et le FFSA GT, car il faut savoir être objectif sur l’âge que tu as. Déjà gagner en GT4 et on verra ensuite. »

Des opportunités en prototypes se sont-elles présentées cet hiver ?

« Il y a toujours des contacts, notamment l’année dernière où c’était encore plus proche. Malheureusement, la situation économique globale et du prototype fait que c’est très compliqué pour moi de retrouver un volant à la hauteur de mes espérances. C’est aussi pour ça que j’ai bifurqué en GT puisque je serais ravi de gagner avec Alpine. La situation de l’Endurance n’est pas simple, à la croisée des chemins entre deux règlements. 

Quand j’ai commencé le proto en 2009, il y avait 22 LMP1 et quasiment que des pilotes payés maintenant, la situation est complètement différente. Même si ça me ferait énormément plaisir de refaire du proto dans de bonnes conditions, la situation économique n’est pas simple. »

Quelles seraient ces conditions ? Dans la catégorie reine ?

« En LMP1 ou LMP2. A mon âge, sûrement LMP2, mais surtout dans une voiture qui peut jouer la gagne !»

Nicolas Prost : "un vrai choix de revenir courir en France et c’est un vrai plaisir"

© Jean Michel Le Meur / DPPI

Comment avez-vous vécu le confinement du côté de la Suisse ?

« J’habite dans un pays où nous étions en semi-confinement donc, humainement, ce n’était pas très compliqué à vivre. Il fallait juste faire très attention. Comme tout le monde, on se pose des questions sur l’avenir en général, en espérant que ça ne va pas mettre notre économie générale à terre. J’étais dans une situation privilégiée mais je me faisais tout de même beaucoup de soucis sur ce qui allait arriver derrière. »

Cela n’a pas eu de conséquences sur vos programmes ?

« De mon côté, comme pour beaucoup, je pense, les gens qui s’étaient engagés ont tenu leurs engagements. C’est certes important vis-à-vis de moi, mais c’était crucial pour les équipes qui étaient à l’arrêt et qui avaient besoin que leurs programmes soient maintenus. La donne sera peut-être différente la saison prochaine, mais il est encore trop tôt pour penser à 2021. »