Maxime Robin (Graff) : "les 24 Heures du Mans sont un aboutissement personnel"

© Jérôme Contou / Drive Your Com

Disputer les 24 Heures du Mans lorsqu’on est manceau, cela fait rêver. Maxime Robin touche du doigt son rêve qui va se réaliser dans moins de trois mois et ce, avec son frère Arnold.

Âgé de 21 ans, Maxime Robin dispute sa première saison en LMP2 en sur la scène européenne en European Le Mans Series chez Graff, avec son frère Arnold et Vincent Capillaire, chef de file de l’équipage.

Nous sommes partis à la rencontre du jeune homme lors des 4 Heures du Red Bull Ring.

« J’ai commencé le karting à l’âge de 11 ans, au Mans, là où j’ai grandi. » nous a confié Maxime Robin. « Après quelques années, je suis passé en Fun Cup avec mon frère Arnold, et mon père, durant trois ans. Le but initial était de se faire plaisir en famille. J’ai remporté la détection SO24 en 2018 en tant que jeune pilote, ce qui m’a permis de mettre un pied dans le proto. Arnold a suivi car nous avions besoin d’un bronze et Vincent (Capillaire) nous coachait. Après le titre en Ligier JS Cup France en 2019, nous avons commencé à rêver du Mans. »

Maxime Robin (Graff) : "les 24 Heures du Mans sont un aboutissement personnel"

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Après trois saisons en LMP3, c’était le bon moment pour vous de passer en LMP2 ?

« Oui, mais nous n’y serions pas allés si Vincent n’avait pas donné son aval. Le but était de faire les choses bien, d’autant que la catégorie Pro/Am a vu le jour cette année. Comme Arnold est un bon Bronze, cela nous correspond plutôt bien. Il y a aussi le budget à prendre en compte puisque nous n’avons pas le budget pour faire des années et des années en LMP3 et LMP2 avant d’aller au Mans. L’opportunité s’est présentée avec le Graff qui avait une voiture disponible et nous voulions évoluer avec la même équipe. On sait, Arnold et moi, que nous ne sommes pas des pilotes professionnels, c’est donc important pour nous d’être en confiance. Des partenaires ont également accentué leur effort pour nous soutenir. Toutes les planètes se sont alignées pour cette année. »

Le Graff est le meilleur environnement pour vous afin de mener à bien ce programme ?

« Le Graff est connu pour son sérieux et son palmarès. Vincent, qui roulait déjà depuis trois, quatre ans avec le Graff, nous a fait découvrir l’équipe. Nous nous sommes tout de suite sentis bien intégrés avec Pascal (Rauturier, team manager. Ndlr) d’autant que l’équipe venait de s’installer dans ses nouveaux locaux où on y retrouve un simulateur. C’est une structure professionnelle, de très belle qualité. On s’entend très bien avec le staff de la P2, on côtoyait déjà toute l’équipe de mécanos l’an dernier en LMP3, on discutait aussi avec les pilotes P2, Thomas Laurent, James Allen et Alexandre Cougnaud. Il y a une vraie cohésion et un esprit de famille qui règne dans l’équipe. »

Maxime Robin (Graff) : "les 24 Heures du Mans sont un aboutissement personnel"

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Courir aux 24 Heures du Mans quand on est manceau de naissance, cela prend tout son sens…

« Oui évidemment ! Je n’ai jamais loupé une édition des 24 Heures du Mans depuis tout petit, y compris quand je passais le Bac et lorsque j’avais des examens. J’ai roulé chez Zosh Competition, de Jean-René de Fournoux qui compte plusieurs participations aux 24 Heures du Mans. Avec Vincent, nous sommes entourés de personnes expérimentées. C’est la course qui me fait le plus rêver. Même en karting, l’endurance me plaisait et j’en suis déjà à six éditions des 24H Karting. »

Comment abordez-vous l’événement ?

« Outre mes ambitions professionnelles, les 24 Heures du Mans sont un aboutissement personnel. Nous abordons cela étape par étape et nous penserons pleinement à la classique mancelle lorsque les 4 Heures de Monza seront passées. Vincent nous prépare aussi à cela. Je ne me projette pas encore en août, sur la grille de départ. Nous avons bien débuté à Barcelone pour notre première course avec la LMP2. »

Maxime Robin (Graff) : "les 24 Heures du Mans sont un aboutissement personnel"

© Jérôme Contou / Drive Your Com

Chef de file de l’équipage de par notamment ses sept participations aux 24 Heures du Mans, Vincent Capillaire est un atout pour les frères Robin.

« La base de ce trio est née chez SO24. On ne s’est jamais perdus de vue et lorsque nous avons voulu faire l’ELMS, Vincent est la première personne que nous avons contactée. Son coaching nous correspond parfaitement. Il a la bonne façon de parler à Arnold et moi, il nous comprend et connaît notre style de pilotage. C’était la suite logique de poursuivre avec lui. Nous formons une belle équipe et nous partageons plein de choses en dehors du sport auto, ce qui est très important. »

Le faire avec votre frère a une saveur particulière ?

« Il y a encore six, sept ans nous étions aux 25H Fun Cup et là nous sommes à trois mois du départ, avec un entraînement digne des pros, avec des séances sur simulateur, c’est incroyable. L’évolution est bonne et voir que ça fonctionne pour nous deux, c’est super. Je ne pense pas que l’engouement de faire Le Mans serait le même, sans mon frère. »

Si le rêve de faire Le Mans va se réaliser, Maxime Robin a encore d’autres envies en sport auto…

« C’est mon rêve, mais après il y aura d’autres courses qui me feront rêver. Je rêve toujours de Bathurst, des 24 Heures de Spa, de Daytona, de Sebring … Je sais que je ne gagnerai pas ma vie en faisant du sport auto, je ne me voile pas la face. Je vais finir mon master en école de communication et le but est de gagner ma vie plus tard pour réussir à m’offrir ce sport. Rouler avec Arnold ne durera pas indéfiniment, alors je profite de chaque instant. »

Maxime et Arnold Robin, ainsi que Vincent Capillaire sont au cœur du Projet 24, en collaboration avec SO24, qui a pour but de promouvoir le sport auto avec un équipage sarthois, qui plus est au Mans. Si les restrictions sanitaires le permettent, des actions seront organisées en amont des 24 Heures du Mans.