Mathieu Jaminet fait partie des 33 pilotes qui découvrent les 24 Heures du Mans pour la toute première fois. Son parcours et surtout son ascension chez Porsche a été rapide grâce aux performances réalisées en Porsche Carrera Cup, puis Supercup. Plusieurs opportunités se sont présentées à lui comme courir en Amérique du Nord et plus récemment en Intercontinental GT Challenge.

Après plusieurs années au volant de la Porsche 911 GT3 R, le jeune français a découvert la Porsche 911 RSR GTE à Daytona et Sebring et maintenant au Mans. Il partage le volant de la #94 avec Sven Müller et Dennis Olsen. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

« Plutôt détendu et je suis assez content d’être là. » nous a confié Mathieu Jaminet. « La vitesse à laquelle j’ai progressé a été exceptionnelle depuis la Porsche Cup France. C’est une partie de mon rêve qui se réalise d’être au départ. Finalement, je prends la course comme une autre. Je vais essayer d’en profiter en espérant que tout se passe bien. »

Comment s’est passée la Journée Test ?

« Elle s’est très bien passée. Dennis Olsen, mon coéquipier, et moi-même avons découvert le tracé. Nous n’avons pas rencontré d’ennuis et nous avons ainsi pu enchainer les tours. Nous n’avons pas trop travaillé sur le setup mais on a plutôt essayé de se mettre dans le rythme. La chance que nous ayons avec Porsche, c’est qu’il y a trois autres voitures et assez de données recueillis pour ensuite nous en inspirer. On va essayer de continuer dans la bonne direction afin d’arriver au mieux pour la course. »

 Mathieu Jaminet (Porsche) : "une partie de mon rêve qui se réalise"

Mathieu a signé le deuxième temps des essais libres

« Les essais libres se sont bien passés avec le deuxième temps à la clé pour moi. La voiture s’est bien comportée. J’ai découvert la nuit en qualifications et pour être honnête, cela n’a pas été facile. J’ai eu du mal à garder les repères que j’avais la journée comme les points de freinage. Je n’ai pas eu de transition, je suis parti lorsqu’il faisait nuit noire pour une simulation de qualifs. Toujours est-il que la voiture me met en confiance et finalement nous avons fait un temps relativement convenable. »

 

Quelles sont les différentes entre la GT3 R et la RSR ?

« Il y a plus d’aéro, le moteur n’est pas positionné au même endroit et les pneus ne sont pas les mêmes non plus. Le pilotage est un peu différent. Passer de la RSR à la GT3 est assez simple mais passer de la GT3 à la RSR l’est moins. »