Louis Delétraz (Team WRT) : "l’endurance offre de belles perspectives d’avenir"

© JEP / ELMS

Louis Delétraz participe à sa première campagne complète en European Le Mans Series dans la catégorie LMP2. Après avoir disputé les 24 Heures du Mans en 2020 chez Rebellion et participé à trois manches GT World Challenge Europe chez GPX Racing, le jeune pilote suisse poursuit donc l’aventure en endurance.

Le pensionnaire du Team WRT, qui fait équipe avec Robert Kubica et Yifei Ye, s’est imposé le week-end dernier, aux 4 Heures de Barcelone.

« Je suis très heureux ! Je sors de la monoplace où je suis monté sur le podium, sans attendre la première marche. » nous a confié Louis Delétraz, à l’arrivée de la course, dimanche. « C’est une nouvelle équipe, avec un équipage inédit, alors débuter de cette manière, nous donne confiance pour la suite. Le programme a débuté tardivement, nous ne pensions pas être les plus prêts, mais le travail a payé. C’est magnifique ! »

Nous avions également pu échanger avec le jeune homme avant la course.

Comment abordez-vous cette première saison en LMP2 ?

« C’est effectivement ma toute première saison en LMP2. J’ai découvert l’endurance l’an dernier avec Rebellion au Mans et en faisant du GT3. Je pense que l’ELMS est l’un des championnats les plus relevés du monde. Avec une équipe comme WRT et un équipage comme le nôtre, je pense que je suis dans de très bonnes conditions et j’espère que nous pourrons faire du très bon travail cette année. Je suis jeune, j’arrive de la monoplace et j’ai tout à prouver ici. »

Quel est votre objectif ?

« Quand on débute un programme, l’objectif est toujours de faire le mieux possible et de gagner. Je pense que c’est la mentalité qu’il faut avoir lorsqu’on est pilote. C’est un programme qui débute donc c’est difficile de définir l’objectif exact, mais le but est de marquer des gros points d’entrée de jeu pour pouvoir jouer le titre en fin d’année. »

Louis Delétraz (Team WRT) : "l’endurance offre de belles perspectives d’avenir"

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Quelles sont les différences entre l’Oreca 07 et la Rebellion R13 ?

« Par rapport à la LMP1, il n’y a pas une grande différence dans les virages lents mais ce sont l’aéro, la puissance et les pneus qui différencient la Rebellion R13 LMP1 de l’Oreca 07 LMP2. »

Comment se sont noués les liens entre vous et WRT ?

« Je connais Vincent Vosse depuis très longtemps, mon père aussi. On connait l’équipe WRT et son palmarès. Après mes débuts en LMP1 et ma carrière en monoplace, je cherchais à devenir pilote professionnel. Aujourd’hui, l’endurance offre de belles perspectives d’avenir avec la catégorie Hypercar et l’arrivée des LMDh. C’est ce que je vise. J’ai hésité avec le FIA WEC, mais je pense qu’avec la Covid-19, l’ELMS est plus raisonnable. J’ai eu l’opportunité avec WRT et je n’ai pas hésité une seule seconde. »

Quel est votre état d’esprit pour vos deuxièmes 24 Heures du Mans ?

« Avoir deux voitures pour la première participation de WRT est une très bonne chose. La bataille sera très dure, mais la préparation sera importante. En ce qui me concerne, ce sera ma deuxième participation et j’en suis très heureux. Je pense qu’on ira avec la volonté de se battre aux avant-postes, mais c’est Le Mans qui nous laisse gagner ou non. »

Louis Delétraz (Team WRT) : "l’endurance offre de belles perspectives d’avenir"

© JEP / ELMS

Comment se passe la collaboration entre Robert Kubica, Yifei Ye et vous ?

« Cela se passe très bien entre nous. Je connais un petit peu Robert, bien sûr comme grand monsieur du sport auto mais aussi parce qu’on s’est côtoyé lorsque j’étais en F2, dans le même paddock que la F1. Nous avons la même façon de travailler, la même vision des choses et c’est un gars super avec qui je prends plaisir à partager la voiture. Je ne connais pas beaucoup Yifei, qui est un très bon Silver. C’est aussi très facile de travailler avec lui. Il n’y a pas de guerre d’égo, nous sommes très unis. »

Avez-vous définitivement tourné la page de la monoplace ?

« Il ne faut jamais dire jamais. Je pense qu’en monoplace, en général, j’ai connu de belles saisons. La F2 était plus compliquée, c’est plus de budget à réunir et je n’ai jamais été dans un top team. Je n’ai pas gagné la F2, j’ai ma super licence pour rouler en F1, j’ai fait deux ans de développement, mais je n’aurais jamais eu ma place. On ne m’aurait jamais donné ma chance car je n’avais 20 millions derrière moi. A ce jour, avec mon expérience et l’amour que j’ai pour l’endurance grâce à mon père, je suis bien plus heureux de continuer dans cette voie. »