Du haut de ses 19 ans, Julien Andlauer fait déjà partie de la famille Porsche. Le lyonnais a une année 2018 complète avec trois programmes : la Porsche Carrera Cup France, la Porsche Mobil 1 Supercup et le Championnat du Monde d’Endurance de la FIA. Nous sommes allés à la rencontre de ce jeune talent français (avant les 6 Heures de Fuji).

Comme se passe votre début de saison en Championnat du Monde d’Endurance après trois courses ?

« Cela se passe très bien. C’est un peu une année rêvée. Nous formons un bon équipage avec Christian Ried et Matt Campbell et l’équipe fait vraiment du bon travail. Remporter Le Mans était quelque chose de spécial et nous avons pu confirmer à Silverstone. »

En juin dernier, Julien Andlauer a remporté les 24 Heures du Mans dans la catégorie LMGTE Am à seulement 18 ans, au sein du Dempsey-Proton Racing, devenant le plus jeune vainqueur de la classique mancelle …

« Sur le coup je ne réalisais pas. C’est venu un peu plus tard et même encore aujourd’hui je peine un peu à y croire. Tout s’est passé comme sur un plan théorique et c’est vrai qu’on savoure moins que si nous avions rencontré des problèmes. Gagner au Mans c’est ’exceptionnel, je savoure et j’attends vraiment de pouvoir y retourner pour pouvoir comparer. »

Une victoire exceptionnelle qui ne lui a pas fait oublier ses objectifs par la suite.

« J’ai reçu beaucoup de messages venant de ma famille, d’amis et de connaissances. Cela m’a vraiment donné un élan supplémentaire. Je suis revenu en Cup comme si de rien n’était et l’objectif était toujours de gagner des courses car la Porsche Carrera Cup France reste un championnat relevé. »

Nommé pilote « junior » par Porsche à la fin de l’année 2017, Julien espère bien gravir les échelons au sein de la firme allemande.

« Aujourd’hui j’ai une chance énorme d’être pilote junior chez Porsche. Ils m’apportent un soutien important et j’ai l’occasion de montrer ce que je vaux sur de grandes courses comme les 24 Heures du Mans et en WEC. J’aimerai bien devenir pilote professionnel mais j’ai encore quelques marches à gravir et je dois continuer de travailler. »

Pourquoi avez-vous décidé de vous orienter vers le GT ?

« J’ai aussi pensé à la monoplace mais deux choses m’ont orienté vers le GT. La première, c’était en 2015 lorsque j’ai roulé au volant d’une Porsche Cup à Spa, en support des 24 Heures, chez Saintéloc. Je n’avais jamais roulé dans cette voiture, ni sur ce circuit et j’étais vraiment emballé. Le deuxième aspect était le budget où nous avions beaucoup plus de facilité. »

Un programme en GT3 pourrait vous tenter ?

« Oui bien sûr. Je n’ai jamais eu l’occasion de rouler au volant d’une Porsche 911 GT3 R. Le GT3 m’intéresserait, notamment en Europe comme en ADAC GT Masters où le niveau est relevé. »

Est-ce que vous avez des pilotes qui vous inspirent ?

« Oui à commencer par mon parrain Sébastien Philippe et puis j’ai l’occasion de bien parler avec les pilotes français de Porsche comme Romain (Dumas), Fred (Mako), Patrick (Pilet) et Kevin (Estre). Ils ont un avis depuis l’intérieur donc c’est toujours intéressant d’échanger avec eux. »

 

Julien Andlauer était au japon ce week-end pour la quatrième manche du FIA WEC où il a terminé au pied du podium avec ses coéquipiers.