Julien Andlauer (Porsche) : "beaucoup de bas et quelques hauts"

© Jérôme Contou

Jeune professionnel chez Porsche, Julien Andlauer continue de démontrer tout son talent avec des programmes très diversifiés. GT World Challenge Europe Endurance, Michelin Le Mans Cup, quelques manches de la VLN sur la Nordschleife, sans oublier les 24 Heures du Mans et bientôt les 24 Heures de Spa, le jeune français a de quoi faire.

C’est à Monza, théâtre de l’avant-dernière manche de la Michelin Le Mans Cup, que nous avons retrouvé Julien Andlauer. Au volant de la Porsche 911 GT3 R #2 de Pzoberer Zürichsee by TFT, il a remporté la course avec Niki Leutwiler alors qu’ils s’élançaient derniers.

« Nous avons toujours été dans le coup lors de chaque course que nous avons pu faire jusqu’au bout. » nous confie Julien Andlauer avant le départ. « Différentes circonstances ont fait que nous n’avons vu l’arrivée que de deux courses. C’est une saison très difficile, le titre est oublié, nous sommes là pour travailler avec l’équipe et il nous reste plus qu’à gagner des courses. »

C’est donc une autre façon de travailler pour lui…

« C’est quelque chose de différent. C’est un vrai travail d’équipe. C’est la première fois pour elle avec la Porsche, dans ce championnat, il faut emmagasiner beaucoup d’expérience et bien bosser. La progression est bien là, mais il y a toujours eu quelque chose pour nous barrer la route. Nous faisons tout ce qui est en notre possible pour faire les choses bien. Il n’y a pas que du négatif grâce à la perfo, mais il y a eu beaucoup de bas et quelques hauts. »

Julien Andlauer (Porsche) : "beaucoup de bas et quelques hauts"

© Daniele Pirovano

Road To Le Mans ne s’est pas passé comme vous l’espériez ?

« C’est très décevant, car nous avions tous les éléments en notre faveur, y compris sans la moindre pénalité liée au success handicap. Nous aurions donc dû passer moins de temps dans les stands avec, en plus de ça, une voiture très performante. J’avais réussi à accumuler du roulage donc j’étais en confiance, tout comme Niki. Un problème au niveau du moteur m’empêche de faire la qualif et je dois partir dernier, avec un tour de retard, en course 1. En course 2, Niki a perdu la voiture, c’est une petite erreur qui coûte beaucoup trop chère puisqu’elle a engendré le changement de la coque. »

Suite au retrait de deux Porsche officielles en LMGTE Pro, dont celle qu’il devait piloter, Julien Andlauer ne devait pas participer aux 24 Heures du Mans avant d’être appelé en dernière minute.

« Je m’étais préparer à ce que ça puisse arriver si jamais des pilotes avaient été testés positif à la Covid-19 avant les essais, chez Porsche ou même en LMP2 (sourire) d’autant que j’étais déjà sur place, je connaissais déjà le circuit et j’étais prêt à doubler mon programme. Il y a donc eu cette opportunité avec Proton qui m’a appelé une semaine avant le départ, samedi midi, en me disant de venir le lendemain. La semaine était difficile à gérer avec une grosse journée du jeudi. Ce n’était pas facile pour Vutthikorn et Lucas de débuter au Mans dans ces conditions.

D’un point de vue personnel, je n’arrêtais pas de courir à droite, à gauche, je me donnais à fond et c’était hyper plaisant et pas trop fatiguant. Le fait de finir le jeudi soir à 1h/1h30 et de revenir le lendemain à 7h, là ce n’était pas simple. C’était ma première fois avec ce rôle de professionnel dans la voiture. J’étais encore plus impliqué que les années précédentes à donner encore plus mon avis et je suis ravi de la confiance que l’équipe m’a accordée. Globalement, cela s’est très bien passé. Mes coéquipiers ont plutôt bien géré le début et le milieu de la course. Malgré leur erreur respective en fin de course, nous terminons 10e. Au vu de notre perfo, nous pouvions viser le top 5. C’était plutôt cool. »

Une semaine après Le Mans, on devait retrouver le jeune pilote professionnel Porsche aux 24 Heures du Nürburgring. Trois cas de Covid-19 ont été décelés au sein du personnel Porsche au Mans ce qui a conduit au forfait de neuf pilotes, dont Julien Andlauer.

« 3 personnes sur 50 ont été testées positives. Nous avons tous été testés dimanche matin. C’était juste avant mon triple relais. J’ai eu un appel de Pascal (Zurlinden. Ndlr) lundi soir me disant que toutes les personnes présentes au Mans ne pourraient ni se rendre sur la Nordschleife, ni à Mid-Ohio. C’est cher payé, mais je pense que c’est une noble décision de la part de Porsche. C’est néanmoins décevant, car c’est une course que j’attendais longtemps avec cette superbe opportunité de piloter ‘Grello’ avec deux excellents coéquipiers. »

Une autre grande classique d’Endurance attend le jeune homme, les Total 24 Heures de Spa, où il partagera le volant avec Klaus Bachler et Dirk Werner chez ROWE Racing.

« On va la préparer comme il faut. Je suis dans une bonne équipe et, avec Bamber, Vanthoor et Tandy qui nous rejoignent sur la voiture sœur, ça fait deux beaux équipages chez ROWE. Ce sera aussi sympa pour moi de travailler avec eux, car j’ai encore pas mal à apprendre. Ce sera une grande première pour moi et je compte donner le maximum, comme d’habitude. Avec 56 voitures, beaucoup d’équipages professionnels, et une météo très incertaine, la course sera très dure. »