Florian Latorre a entamé sa troisième saison complète en Porsche Carrera Cup France le week-end dernier à Nogaro. Le girondin, âgé de 24 ans, a connu un parcours atypique qui force le respect. Atteint d’une leucémie, diagnostiquée à ses cinq ans, il passe trois années à l’hôpital où il se passionne pour le sport automobile. Il a ensuite fait ses premières armes en karting où il se fait repérer, avant d’exprimer son talent en GT depuis quelques années maintenant.

Le jeune homme a disputé ses deux premières courses de la saison 2019 à Nogaro, en Porsche Cup France, chez RMS, une jeune équipe. Il évoluera également en Porsche Mobil 1 Supercup au sein de l’écurie suisse Fach Auto Tech.

« En ce qui concerne la Cup France, c’est une équipe qui démarre et qui a besoin de se structurer. » nous a confié Florian Latorre. « L’objectif est de progresser rapidement afin de se mettre au même niveau que la référence en France qui est Alméras. Concernant le programme en Supercup, je suis dans l’une des meilleures équipes et donc le but est de se battre pour la victoire à chaque course. »

Florian Latorre s’appuie sur plusieurs années d’expérience, notamment avec la référence du plateau Martinet by Alméras.

« Toutes les grandes performances que j’ai réalisées, je les ai faites avec Alméras. En accumulant beaucoup de roulage, j’ai acquis beaucoup d’expérience avec la voiture mais c’est surtout au niveau de la structuration de l’équipe qu’il y a du travail et cela prend du temps. Cela risque d’être une saison en dents de scie en fonction des circuits. Un circuit comme Nogaro est très exigeant pour la voiture alors qu’un circuit comme Spa-Francorchamps est plus exigeant pour les pilotes et on a peut-être une carte à jouer là-bas par exemple. »

PCCF – Nogaro, EL2 : Florian Latorre signe le meilleur temps

Il s’est aussi essayé au GT4, au volant d’une Porsche Cayman Clubsport MR GT4. Une voiture bien différente de la 911 GT3 Cup …

« C’est complètement différent oui. On compare une voiture de série avec une voiture de course et ce n’est pas le même plaisir. Il y a par exemple les systèmes d’aide à la conduite qu’il n’y a pas en Cup, la précision n’est pas la même non plus. Ce qui est intéressant en GT4 c’est le format de la course qui permet d’avoir beaucoup de voitures avec de grosses batailles. »

Un circuit de prédilection ?

« Même si c’est un championnat français, il y a trois courses à l’étranger. Je trouve que depuis trois ans maintenant, le choix des circuits est bon. Je n’ai pas une préférence en soi mais rouler sur des circuits comme Barcelone, Misano ou Spa, c’est top. Ils sont tous différents mais on prend toujours du plaisir.  »

Evoluer au sein d’un plateau comme celui de la Supercup, en marge de la Formule 1, est une chance ?

« C’est clairement une chance. Déjà du point de vue des circuits, ils sont très beaux et on prend énormément de plaisir à rouler dessus. En plus de cela, il y a l’environnement autour et le niveau de compétition qui est très relevé. »

La progression de Julien Andlauer chez Porsche est inspirante ?

« Pour chaque pilote qui roule ici, c’est forcément la voie à suivre. »

Florian Latorre (RMS) : "se mettre au niveau de la référence"

Dans quel(s) championnat(s) te verra-t-on dans les années à venir ?

« C’est compliqué de répondre à cette question. Je sais déjà ce que je fais pour cette saison et on verra pour la saison prochaine. Vu l’univers dans lequel je suis en ce moment, il est clair que je souhaite rester dans le monde du GT, en sprint ou endurance. »

Quelle course te fait rêver le plus ?

« C’est sûr que les 24 Heures du Mans sont une course à faire au moins une fois mais le niveau de compétition aux 24 Heures de Spa m’intéresse vraiment. Le plateau GT est vraiment impressionnant, plus qu’aux 24 Heures Mans qui, je l’espère, va connaître un nouvel essor dans les années à venir. »

En marge de ses programmes sportifs, Florian Latorre poursuit ses études.

« Je fais une école de commerce donc cela me prend aussi pas mal de temps puisque dès que je suis libre côté sport auto, je me concentre sur la partie école de commerce. »