Antoine Robert (LR Promotion) : "Mon rêve est d’être au départ des 24 Heures du Mans"

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Antoine Robert, le fils de Lionel, bien connu des paddocks, a lui aussi été touché par le virus du sport automobile. Âgé de 18 ans, le sarthois a fait son retour au volant d’une Norma M30 LMP3 du DB Autosport le week-end dernier au Mans, dans le cadre des V de V Endurance Series. Nous sommes allés à sa rencontre.

Le jeune homme nous raconte d’abord son parcours :

« J’ai commencé le sport automobile en 2015. J’ai disputé ma première vraie course (3 heures) en TTE, au volant d’une Norma M20 FC. Avant cela, j’ai eu l’occasion d’essayer une monoplace en 2014 grâce à mon père qui est pilote instructeur. C’était la première voiture de course que je pilotais et j’ai tout de suite aimé. Ma première réaction a été de lui demander « Quand recommence-t-on ? ». J’ai de plus en plus rouler, j’ai pris mes marques dans différentes autos et puis j’en suis venu à faire de la compétition. J’ai fait quelques courses en CN, en V de V, du GT4 et en monoplace également. Aujourd’hui je suis content d’être en LMP3. »

Parmi les autos que vous avez pilotées, est ce qu’il y en a une que vous aimez plus que les autres ?

« Je n’ai pas vraiment de préférence. Les sensations de pilotage sont vraiment différentes entre la monoplace, le LMP3 ou encore le GT4. J’essaye de m’adapter à chaque voiture que je conduis et pour l’instant cela marche plutôt bien. »

Quel est votre objectif ?

« Je vise vraiment l’endurance car c’est ce que je préfère. Je suis plus à l’aise en endurance qu’en monoplace, c’est ce qui me convient le mieux. Mon rêve est d’être au départ des 24 Heures du Mans d’ici quelques années, sans brûler les étapes. »

Comment vous est venue cette passion du sport automobile ?

« C’est venu naturellement grâce à mon père qui m’a transmis cette passion et qui m’a permis de rouler. Je ne savais pas à quoi m’attendre comme sensations et finalement j’ai aimé cela. »

Antoine a bien sûr un œil sur ce qu’il se passe dans les autres championnats.

« Je suis les championnats français européens comme le Championnat de France FFSA GT, l’ELMS mais aussi le WEC et j’ai également un œil sur l’IMSA. Comme l’équipe avec laquelle j’ai roulée en TTE, Speed Car, évolue en GT4, je les suis et je les encourage à chaque course. »

Mécanicien automobile la semaine, pilote le week-end, il a réussi à trouver le bon équilibre.

« Quand j’étais au lycée, c’était compliqué car je devais louper des heures de cours et les rattraper par la suite. Maintenant que je suis dans la vie active, c’est plus simple même si je prends des congés comme tout salarié. J’arrive à concilier les deux. »

Vous avez besoin d’un temps d’adaptation lorsque vous changer de monture ?

« Oui forcément. Ce temps est relativement cours puisque quelques séances d’essais suffisent. Cela reste tout de même quatre roues, un volant, un moteur. C’est vrai qu’une berline est plus compliquée à emmener. Par exemple, passer de la monoplace au GT4, il y a une grosse différence mais on s’adapte. »

Des projets pour l’année prochaine ?

« Rien de concret pour le moment. J’espère que les bons résultats que je vais essayer d’obtenir ce week-end vont permettre aux gens de voir ce dont je suis capable. »